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     Jean-Louis TESTART en mer-montagne
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Expéditeur Conversation
Christian
Envoyé sur :  12/5/2018 11:21
Xoops accro
Inscrit le: 23/2/2006
De:
Envois: 2142
Jean-Louis TESTART en mer-montagne
Une petite mer-montagne : Le Barcarès/Superbagnère de Luchon.

L'embêtant avec une mer/ montagne, c'est qu'on est dos à la mer, on est sûr de ne jamais la voir ! (bien sur il y a la montagne/mer - beaucoup moins connue - et réservée au bons descendeurs...).
Je pars à 5h du matin, sur la Voie Verte de l'Agly, la rivière qui débouche au Barcarès. Je me souviens du remue ménage fait par les batraciens et les oiseaux s'éveillant, je passe en aveugle au milieu de ce vacarme que comme toujours la nuit amplifie . Je vais à Luchon, une ville bénie des dieux : en bas les sources chaudes ( bagnères= balnéaires)), en haut les pentes neigeuses (Superbagnère ! Alt 1500).
Pour l'heure, je suis sur la D117, cette route qui traverse les Pyrénées d'est en ouest. Je la quitte à Saint Paul de Fenouillet, pour traverser les gorges de Galamus, un endroit singulier, où l'on roule surplombé par une muraille impressionnante, pas un rayon du soleil naissant pour s'y infiltrer. Au retour un vent furieux me fera avancer très prudemment... Ensuite petits cols, petites routes de campagne, soleil léger et petit rythme . A un moment, je passe devant l'Observatoire de vautours : je ne peux m'empêcher de me demander : qui observe qui ?
J'arrive à Foix, avec son château fort perché au milieu de la ville sur son piton rocheux, pour nous rappeler que le Comte de Foix, un chef albigeois, s'y était battu contre Simon de Monfort, le chef sanguinaire de la croisade montée contre eux .Ensuite, pour ne pas trop changer les habitudes, ce fut Henri de Navarre en personne qui commanda la place, au moment où catholiques et protestants s'étripaient.
En fin de journée, après environ 230km, je m'arrête à Saint Girons et je mange à la « Table de l'Ours ». L'ours, ce fut le Roi des animaux jusqu'à ce que l'Eglise le déchoit de son rang pour cause de vénération païenne : ainsi la Chandeleur est venue remplacer l'ancienne « fête de l'Ours »et le roi Arthur, « l'homme ours », se fit chrétien ... Mais I'animal a toujours ses partisans et il hante encore les forêts de l'Ariège, en tout petit nombre depuis qu'après l'avoir persécuté, on l'a « réintroduit ».
Me voilà donc dans le parc régional naturel d'Ariège, prêt – plus ou moins- à aborder des pentes plus rudes. Météo France annonce 0% pluie, je laisse donc à l'hôtel un maximum de choses, dont la prudence et... mon imper. Un crachin sournois se met à tomber vers 10h, et en fait la pluie mauvaise ne cessera que 24h plus tard, sauf à Luchon, où il fait un soleil resplendissant. En route vers le col de la Portet d'Aspet, le ciel communie avec la roche noire et le vert sombre des forêts, dans un bon bain mouillé. Le col, noyé dans la brume, en perd presque sa réalité et donc sa pente ?
Plusieurs fois le long des vallées, je suis accompagné par le cri grave du choucas aux yeux bleus. Pour lui, je ne suis qu'un intrus, pour moi c'est un éphémère compagnon de route. C'est sans doute à cause du mauvais temps que je n'ai pas vu l'ombre d'un ours, d'un bouquetin ou d'un gypaète barbu ! (Ce superbe rapace de trois mètres d'envergure se nourrit des os de ses victimes et le mâle, pour séduire sa belle, se vautre dans de l'eau ferrugineuse – un mot à prononcer à jeun - se parant ainsi de jolis pigments colorés.)
Bref, ça ne plane pas vraiment pour moi, au contraire je monte laborieusement, collé à la pente, mais avec de la patience...les cols s'enchaînent (Buret, Ares), et enfin, voilà la montée de Superbagnères (1790m). Le soleil tape dur maintenant, le bruit des cascades à flanc de montagne a remplacé le cliquetis de la pluie, et le ciel déjà lumineux semble s'éclairer encore de la blancheur du massif enneigé, qui se dévoile peu à peu. J'ai tout le temps de voir ce beau spectacle : c'est l'avantage de la lenteur !!
Il est maintenant 13h. La descente est un pur bonheur : après les sensations humides de l'escargot, voilà celles fabuleuses du faucon en piqué ! Certes j'exagère peut être un peu , en tout cas l'air fait un boucan du diable à mes oreilles et comme je n'ai pas de compteur...
Après Luchon, je me lance un « tiens v'là la pluie ! Il ne me reste plus qu'à l'emmener avec moi, fidèle et malveillante, jusqu'à Saint Girons . Demain retour aux Barcarès. Une route agréable m'attend, ( la pluie cessera dès l'arrivée à Foix). Une douche brûlante à Saint Girons m'avait auparavant remis d'aplomb, je peux poursuivre tranquillement ma montagne-mer, assuré qu'à la fin je verrai la mer !
Un bon moment de vélo donc, environ 650 km et pas mal de dénivelé (8000m) à allure randonneur.
Jean Louis Testart.



JLVelo
Envoyé sur :  14/5/2018 20:22
Xoops accro
Inscrit le: 24/2/2006
De: Kain - Belgique
Envois: 308
Re: Jean-Louis TESTART en mer-montagne
Félicitations pour cette belle randonnée et ce joli récit, ça donne envie.
cvb-cyclo-59520
Envoyé sur :  15/5/2018 11:52
Newbie
Inscrit le: 8/6/2015
De:
Envois: 11
Re: Jean-Louis TESTART en mer-montagne
Bravo, Jean-louis, pour ce beau retour et ta performance.
A bientôt
CVB
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